Paru le mardi 25 septembre 2007 page IV des pages Seine-saint-denis du journal "le Parisien" :
Gagny
Le Chenay envahi par les voitures-ventouses
Tout s'est arrêté avant l'été. Le projet de parking relais qui doit voir le jour dans le quartier du Chenay à Gagny, à côté de la gare RER, est au point mort. «Nous sommes sans aucune nouvelle», s'insurge l'une des riveraines, Blanche Debargue, présidente du GPCV (Groupement pour la préservation du cadre de vie). Cette habitante motivée par l'amélioration de la vie dans son quartier HLM, a repris en main ce dossier depuis deux ans alors que celui-ci est inscrit depuis 1998 au plan local d'urbanisme. «Toutes les instances concernées ont toujours été formelles sur la nécessité de la création d'un parking dans ce secteur pris en otage par les voitures-ventouses. Rien n'a encore été fait», poursuit celle qui demande aujourd'hui une réunion avec les services municipaux, les représentants de la région et ceux du Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif).
Depuis près de dix ans, plusieurs études ont été conduites. Au moins deux d'entre elles montrent que cinq cents voitures stationnent quotidiennement aux alentours de la gare, au pied des immeubles comme dans les rues pavillonnaires. En plus des usagers du RER, le Chenay accueille la salle polyvalente Arena où sont régulièrement organisées des manifestations dépassant le cadre local, ce qui attire des automobilistes supplémentaires.
Projet de parking: des réunions mais toujours pas de travaux
«Nous souffrons de réelles nuisances sonores. Des chauffards se garent n'importe comment, en arrachant régulièrement des plots de balisage. Certains vont jusque sur les pelouses où il reste parfois des nuits entières, ajoute encore Blanche Debargue. Qu'attendent les pouvoirs publics pour agir ?»
Un terrain de la ville a d'ores et déjà été retenu. Il est situé à quelques dizaines de mètres de la gare au-dessus d'un bassin de rétention d'eau. «Le dossier était quasiment finalisé quand le Stif a changé de tutelle pour passer sous le contrôle de la région», assure le maire (UMP) Michel Teulet. Le projet d'alors, qui semble désormais repartir de zéro, permettait même une extension. «Des réunions se poursuivent mais on n'avance pas vite», regrette l'élu. «La région est partante pour faire un parking de 200 places. Nous sommes d'accord mais il faut que les fondations permettent d'augmenter la capacité à 400 s'il y a besoin.» Autant de travaux qui augmenteraient la facture.
Marie-Pierre Bologna et Julien Duffé