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Le GPCV a pour object la préservation du cadre de vie, son amélioration et le bien vivre des quartiers Jean Bouin, Chemin vert et la gare du Chenay, à Gagny.

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Visite de l'usine de dépollution des eaux usées de Colombes

Dans le cadre de la semaine du Développement durable, le GPCV a, cette année encore, organisé, pour les habitants du quartier, une sortie le mercredi 2 avril 2008. Cette initiative a été labellisée par le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.
Il s'agissait cette fois de la visite de l'usine de dépollution des eaux usées à Colombes (92).

Un syndicat interdépartemental pour le traitement des eaux usées
Le SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération parisienne), créé en 1970, réunit les départements de la « petite couronne », les hauts de seine, la Seine-saint-denis, le val de marne et la Ville de Paris. 180 communes de Seine et Marne, Yvelines, Essonne et Val d'Oise l'ont progressivement rejoint depuis. Il a pour mission de transporter et d'épurer dans ses 5 usines les eaux usées de 8,6 millions d'habitants d'Ile de France répartis sur un territoire de 1 980 km2. Le volume des eaux usées à épurer chaque jour approche les 3 millions de m3.
C'est une Directive Cadre Européenne de janvier 1991 qui fixe les obligations de traitement des eaux usées actuellement réalisée.

Les volumes d'eaux usées provenant des usages domestiques (eaux de vaisselle, lessive, toilette...) représentent en moyenne 200 litres d'eau sale par individu et par jour. Ces eaux sont chargées de détergent, de graisses, de solvants et de débris organiques. Quand aux eaux des toilettes, elles transportent des matières organiques azotées, du phosphore et du potassium.
Les principales sources de pollutions industrielles sont dues à des rejets de matières en suspension, de matières organiques, de produits azotés ou phosphorés et de divers produits toxiques.
Après s'être chargées d'impuretés au contact de l'air (fumées industrielles) les eaux de pluie ramassent toutes sortes de polluants. A ces pollutions s'ajoutent celles apportées par les produits d'entretien des espaces publics qui chargent également ces eaux de ruissellement.

L'usine de traitement de Colombes
L'usine Seine centre à Colombes (92) a une superficie de 4 hectares. Elle a été mise en service en 1998 a une capacité de traitement de 240 000 m3/jour par temps sec pour une population d'un million d'habitants. Elle se caractérise par des techniques d'assainissement ultra performantes et par sa conception architecturale exceptionnelle. Il s'agit d'une usine compacte, conçue sur plusieurs niveaux. Entièrement couverte, pour réduire les nuisances olfactives et sonores.

 L'usine du SIAAP de Colombes

Après les étapes de prétraitement, qui débarrassent des plus gros déchets, viennent les étapes biologiques et ou physico-chimiques permettant d'éliminer les pollutions carbonées, phosphatées et azotées avant le rejet des eaux, ainsi épurées, dans le fleuve.

A chaque étape, des déchets récupérés, appelés boues sont traités sur le site. Après les étapes d'épaississement et de déshydratation par centrifugation, les boues sont incinérées.

 L'étape d'épaississement et de déshydratation par centrifugation.

Puis les cendres sont évacuées vers des centres d'enfouissement technique (CET) L'unité de désodorisation des boues, relié aux ouvrages de prétraitement, permet de récupérer et de traiter l'air vicié par un traitement chimique.

L'unité de désodorisation des boues.

Le SIAAP s'est doté d'un Service de l'environnement chargé du contrôle en temps réel des dégagements inhérents à son activité dans l'environnement proche des riverains. Les données récupérées proviennent de mesures scientifiques mais sont aussi transmises par l'intermédiaire de panels humains constitués en « Jurys de nez ».

Enfin, la faune et la flore de la Seine et de la Marne sont les premières bénéficiaires de l'activité de la SIAAP. En 30 ans, le nombre d'espèces recensées dans le fleuve est ainsi passé, de 3 à 29, le saumon ayant même fait son retour fin 2004. Les données recueillies par les sondes réparties sur la Seine permettent de diffuser quotidiennement un indice de qualité de l'eau sur le site Internet. Cet indice est construit à partir des mesures en continu de la température, du débit et du taux d'oxygène dissous.


 

 

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P
Merci pour vos bouesUn Solognot
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